RER B

Je n'aime plus venir à Paris, ce n'est un mystère pour personne... La capitale a perdu son charme bohème au détour de ce siècle ; mais peut-être est-ce moi qui ne sait plus comment le capter. Allez, dans vingt minutes, je marcherais à nouveau dans ses rues, je respirerais son âme, et, peut-être le miracle … Lire la suite RER B

Fragments de crevettes

Yeux fermés, bonheur à fleur de joue, cette musique m’enchante. À contrario de la Seine roulant des vagues incertaines et glauques à quelques enjambées d’ici, elle m’entraîne dans son chant aux rythmes endiablés de voix entrecoupées, de rupture, de contretemps, de silences suaves ou rauques. Enveloppée de ce manteau de patchworks sonores, je me laisse … Lire la suite Fragments de crevettes

L’éloge de l’éphémère.

Je n'avais pas encore six ans lorsque je découvris que l’éphémère était impérissable. Ce fut aussi mon premier contact avec cette chose bizarre, la mort, un truc d’adulte ! C’était en juillet, une après-midi douce et lumineuse… Où ? Je ne sais plus… J’ai l’image d’une terrasse blanche, d’une table en ferronnerie, blanche aussi, et de … Lire la suite L’éloge de l’éphémère.

La roue de secours

Nathan s’étire ! Moment privilégié du réveil, volupté, la vie s’infiltre en lui, éveillant doucement les fibres des muscles, des soléaires au chef frontal ; le lent allongement du corps chasse le drap, l’air frais court sur lui en vagues légères avant de se réfugier dans la chaleur des bronches, la peau frissonne, le cœur s’échauffe au … Lire la suite La roue de secours

L’esprit de l’eau

Pour certains je suis si ordinaire, transparente, que l’on me néglige, en féminin singulier : eau.Question de genre sans doute, car ils me veulent mieux que potable : pure, distillée, habillée d’oripeaux translucides, consommable, silencieuse, éternellement disponible.Pour d’autres, je suis si rare, qu’ils me sacralisent en masculin singulier : or bleu. Or, je suis de … Lire la suite L’esprit de l’eau