Hashtag

  "Il est vingt heures et quelques bonnes minutes sans doute, depuis le temps qu’elle laisse aller. Ses doigts tapotent machinalement l’écran de la tablette ; curieux comme ce tripotage fébrile est devenu un réflexe pavlovien, autant que son regard accro aux #PP, #fotd, #TT et autres hashtags, poubelles à selfies, informations aux sources incertaines reprises … Lire la suite Hashtag

Page blanche

Histoire d'amour inachevée. Elle me regarde dans le blanc des yeux, je la regarde dans le blanc de l'âme. De longs préliminaires s'établissent : caresse du pouce ou du plat de la main, murmures d'incertitude, répétitions... sa chair éblouissante se chauffe et irradie. Sa virginité m'intimide. Les mots, à elle destinés, tournoient sans s'inscrire sur … Lire la suite Page blanche

Page blanche

Ceci n'est pas une page blanche. C'est un lynx !  Un lynx, avide de phrases et sélectif, jouant avec mon crayon, le mordillant, le torturant jusqu'à lui faire rendre l'âme. Et pas n'importe quelle âme, celle des mots et des lettres lesquels, justement, vous collent à l'âme. Ceci n'est pas une page blanche. Regardez la … Lire la suite Page blanche

RER B

Je n'aime plus venir à Paris, ce n'est un mystère pour personne... La capitale a perdu son charme bohème au détour de ce siècle ; mais peut-être est-ce moi qui ne sait plus comment le capter. Allez, dans vingt minutes, je marcherais à nouveau dans ses rues, je respirerais son âme, et, peut-être le miracle … Lire la suite RER B

Fragments de crevettes

Yeux fermés, bonheur à fleur de joue, cette musique m’enchante. À contrario de la Seine roulant des vagues incertaines et glauques à quelques enjambées d’ici, elle m’entraîne dans son chant aux rythmes endiablés de voix entrecoupées, de rupture, de contretemps, de silences suaves ou rauques. Enveloppée de ce manteau de patchworks sonores, je me laisse … Lire la suite Fragments de crevettes

L’éloge de l’éphémère.

Je n'avais pas encore six ans lorsque je découvris que l’éphémère était impérissable. Ce fut aussi mon premier contact avec cette chose bizarre, la mort, un truc d’adulte ! C’était en juillet, une après-midi douce et lumineuse… Où ? Je ne sais plus… J’ai l’image d’une terrasse blanche, d’une table en ferronnerie, blanche aussi, et de … Lire la suite L’éloge de l’éphémère.