Une petite bille ronde…

Il était une fois une petite bille ronde et un peu cabossée perdue dans un vaste univers, lui-même perdu dans un vaste néant. Cette bille n’est pas le centre de l’histoire, certes, mais il est un fait que la rotation à laquelle elle est assujettie induit chez les êtres qui la peuplent cette croyance qu’ils... Lire la Suite →

Impénétrable

Je suis transparent mais impénétrable, tellement limpide que l'on s'abandonne, tellement secret que l'on m'oublie, ou l'inverse… tellement glacé et réservé que la vulgarité, l'obscénité n'ont aucune prise et s'estompent à peine proférées. Je réfléchis plus que vos petits gars de l'ENA, de Normal Sup, de Cambridge et de Harvard réunis, ceci dit sans vous... Lire la Suite →

L’éloge de l’éphémère.

Je n'avais pas encore six ans lorsque je découvris que l’éphémère était impérissable. Ce fut aussi mon premier contact avec cette chose bizarre, la mort, un truc d’adulte ! C’était en juillet, une après-midi douce et lumineuse… Où ? Je ne sais plus… J’ai l’image d’une terrasse blanche, d’une table en ferronnerie, blanche aussi, et de ma... Lire la Suite →

A tire-d’aile

Pont Neuf – 4h00 du matin, le jour d’après. Écouter le silence effiloché d’une tire d’aile. Se poser dans l’encorbellement tête renversée, offerte à la morsure du vent, fesses sur la pierre glacée d’indifférence. Ne pas céder… Écouter le silence de l’automne, les feuilles bruisser d’un dernier souffle, d’une chute délitant en contrebas du Vert... Lire la Suite →

Entre hier et demain

Demain désespère d’être déjà hier Hier se plaint de ne plus être demain Mais le présent s’en moque, pas peu fier D’être toujours vivant au cœur de l’univers. Moi, Je m’écoule tranquille J’émerge heureuse, des abysses J’ondule entre de larges bras d’argile Désaltérant jonquilles et iris Puis je m’endors au creux de l’étang L’âme emplie... Lire la Suite →

Au lavoir

https://youtu.be/sGZpE14H4OQ Les pierres du lavoir gardent le silence. Moussues, usées, le dos rond, fidèles comme de vieilles servantes, elles restent muettes sur le dessous des linges, le secret des corps, les bavardages anciens, les pleurs et les rires des lavandières. Les flots rapides croient emporter toutes les histoires ? Ce ne sont que des poussières, des... Lire la Suite →

L’esprit de l’eau

Pour certains je suis si ordinaire, transparente, que l’on me néglige, en féminin singulier : eau.Question de genre sans doute, car ils me veulent mieux que potable : pure, distillée, habillée d’oripeaux translucides, consommable, silencieuse, éternellement disponible.Pour d’autres, je suis si rare, qu’ils me sacralisent en masculin singulier : or bleu. Or, je suis de... Lire la Suite →

Rendez-nous Neptune !

Tours et détours, mon h2eau bouillonne Si elle ne faisait qu’un tour en Cisse Je serais moins cramoisie Je la sens brétailleuse à faire peur Dès matineau, acidule en diable Abuseurs, voulez-vous donc assoter l’humanité ? Sacrifier Neptune à des artéfacts Sacrifier la légende, abri des sagesses populaires, Un seul nom nous manque, Un seul... Lire la Suite →

Blanc* !

Trois fois rien - soleil ! Mais qu'est-ce que je fais là ? Et vous, qu'est-ce que vous foutez ? Pourquoi me regardez-vous ? Oui, vous ! Laissez-moi dans mon arbre, Puisque vous n'avez rien à dire. Rien... rien... rien... Rien à dire, rien à faire, rien à voir. Cela ne fait que trois fois... Lire la Suite →

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